PRESSE

Le Soleil (Partie 1) 22 Décembre 2008
Le Soleil (Partie 2) 22 Décembre 2008
Le Samedi (Partie 1) 1 Novembre 2008
Le Samedi (Partie 2) 1 Novembre 2008
Le Journal de Montréal (Partie 1) 18 octobre 2008

Le Journal de Montréal (Partie 2)

18 octobre 2008

La Tribune

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Le Nouvelliste

13 et 14 septembre 2008
  

Tsarevets Fortress - Bulgarian Camelot

 
 D’Amos Daragon à Wariwulf

Après avoir terminé la série Amos Daragon, je me suis retrouvé face à un vide qu’il m’a fallu rapidement combler. En attendant d’arrêter mon choix sur une idée et de trouver une veine originale à exploiter pour établir une nouvelle série, j’ai accepté l’écriture d’un spectacle à la Cité de l’Énergie de Shawinigan, et c’est ainsi qu’Éclyps est né. Ensuite, pour éviter de tomber dans l’inertie qu’auraient pu engendrer ma réflexion et mes incertitudes liées à un prochain roman, j’ai employé mon temps et mon esprit à l’écriture des Créatures Fantastiques du Québec, de En mer puis à la scénarisation de La Grande Illusion,  une bande dessinée publié par le magazine Les Débrouillards. Comme je me définis par l’écriture et que le travail m’apaise parce qu’il me procure un sentiment d’accomplissement, toutes ces réalisations ont été de fantastiques soupapes de décompression à travers lesquelles j’aurai fait de magnifiques rencontres et qui m’auront permis de recentrer ma pratique artistique sur une toute petite idée qui a grandi encore et encore jusqu’à devenir le sujet de Wariwulf.

C’est au cours d’un voyage en Bulgarie et en Roumanie que s’est allumé un coin noir de mon inspiration. Avec Anne, ma conjointe, et son frère Pierre qui ne dédaigne pas la grande aventure, nous avons entrepris de suivre la piste de Dracula. Mais avant d’atteindre la contrée du comte Vlad Tepes dit l’Empaleur de Valachie, et qui, sous la plume de l’écrivain irlandais Bram Stoker, devait devenir le plus célèbre des vampires, nous sommes passés par Veliko Tarnovo en Bulgarie. C’est de la forteresse de cette ville construite à flanc de montagne que l’on pouvait contempler  au loin l’église de style byzantin, et c’est alors qu’une question m’est venue à l’esprit. Moi, qui connais les loups-garous pour les avoir étudiés dans différentes mythologies, je me suis demandé pourquoi est-ce qu’il n’existait aucun récit sur le premier de l’espèce? Après tout, Dracula avait bien sa propre histoire …

Une tour de la forteresse

Église de style byzantin

Puis nous sommes descendus à Varna qui nous a donné l’occasion de visiter l’exposition L’or des Thraces. En découvrant ce peuple étrange, je me suis dit qu’il serait formidable de situer une histoire à leur époque, au sein même de cette culture antique. Plus tard, les pieds dans la mer Noire, j’ai imaginé toute la richesse mythologique de cette partie du monde où je me trouvais et j’ai eu l’envie irrépressible d’en savoir plus sur son histoire. Mais le véritable déclic s’est produit en Roumanie, à Constanta, alors que je contemplais une statue de Rémus et Romulus, les jumeaux adoptés par les loups et à qui on attribut la fondation de Rome. C’est finalement à travers les paysages mystérieux des Carpates, que j’ai découvert des lieux fabuleux, souvent peu fréquentés par les touristes, et qui m’ont catapulté dans une autre époque. Pour parcourir la Transylvanie, j’avais acheté un crucifix qui nous protégerait des attaques de vampires, et de l’ail frais pour repousser d’éventuelles intrusions de ces buveurs de sang. J’imagine encore la tête que devait faire la femme de chambre en apercevant toutes ces gousses sur le rebord des fenêtres!

Plaque commémorative sur la maison d'enfance de Dracula

Statue de dracula

À mon retour au Québec, j’avais en main les clés de ma nouvelle série. La Transylvanie m’avait fourni l’ambiance, Veliko Tarnovo un lieu extraordinaire pour y planter une histoire, les Thraces une culture à explorer, et Constanta une mythologie pouvant servir de premier encrage à mon imagination. Il m’aura fallu un an de réflexion et de recherches avant que j’écrive les premières lignes de Wariwulf, temps d’incubation nécessaire avant d’entamer l’écriture du roman. Une année à construire une colonne vertébrale au récit, et d’en établir une fondation bien solide pour y asseoir les personnages, les lieux et l’intrigue.

Comme à chacun des livres que je termine, je me demande si j’ai réussi à créer un univers digne de ce que les lecteurs attendent. Le doute fait partie du métier…   Quant à mon propre plaisir de lire, il est intimement lié au monde qu’un auteur me présente et à son habileté à m’y faire plonger. Je pense que ce premier tome de la série Wariwulf possède ces qualités.

Bryan Perro

 


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